Mes chers collègues,
Le Débat d’orientation Budgétaire constitue un moment fondamental dans la vie de notre Assemblée Délibérante dans le mesure où nous avons l’occasion de débattre tant des orientations que du sens à donner à notre projet de territoire.
Nous nous inscrivons évidemment dans un contexte inédit qui constitue aujourd’hui un véritable défi pour l’équilibre des finances des collectivités territoriales.
Le sujet est un véritable enjeu dans la société française, j’en veux pour preuve les débats tendus qui ont cour aujourd’hui entre le Sénat et l’Assemblée Nationale.
Nous arrivons à un moment stratégique pour cet équilibre :
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La réforme territoriale et fiscale est en œuvre.
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La crise économique européenne et mondiale offre une issue incertaine.
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Ce qui est sûr, c’est que nos dotations sont gelées et donc en baisse compte tenu de l’augmentation automatique de nos besoins.
Quelques indicateurs économiques :
L’endettement public atteint des sommets à 87% du PIB, le déficit public lui s’élève à 4,5% du PIB soit un déficit budgétaire de l’État de 81,8 milliards d’euros pour 2012.
Nous avons actuellement en discussion la création d’un fonds de péréquation mais la commission mixte paritaire a échoué hier sur le sujet, selon toute vraisemblance nous devrions être impactés de l’ordre de 80 000 euros, ce qui constitue là aussi une baisse de nos marges de manœuvre.
Le cabinet Kloepfer nous a récemment expliqué que lorsque nous serons en Communauté d’Agglomération, nous ne serons plus regardés comme une Communauté de Communes « riche » et donc nous devrions bénéficier à terme de ce fonds de péréquation.
Dans ce contexte extrêmement tendu nous avons à cœur de proposer à nos habitants une politique de proximité et de qualité qui répond aux besoins essentiels de notre population.
Ce service de qualité se traduit avant tout par des crèches de qualité, des routes rénovées, des aménagements de pistes cyclables, une voie verte, la mise en valeur de nos bourgs et de notre ville centre.
C’est grâce à une politique de gestion rigoureuse que nous pouvons parvenir aujourd’hui à financer tous nos projets pour partie par l’autofinancement que nous sommes en mesure de dégager tous les ans.
Nous faisons également appel de manière modérée à l’emprunt et là je dois dire que pour la première fois malgré des ratios extrêmement positifs, les établissements bancaires ont les plus grandes difficultés à répondre favorablement à nos demandes.
C’est une première dans la vie de notre intercommunalité.
Malgré ces vents contraires, nous voulons continuer à être force de propositions dans le développement de notre territoire, cela passe par la qualification, la péréquation et la valorisation de notre principal atout, notre espace économique.
A l’heure où la métropole Bordelaise se retrouve quasiment saturée, où l’Agglomération de Périgueux a peu d’offre foncière, nous avons une carte majeure à jouer, notre espace économique.
Pour cela nous devons nous doter d’un outil dimensionné pour cette ambition, je veux parler de la Communauté d’Agglomération.
Nous sommes engagés maintenant de manière irréversible vers cet objectif commun qui nous permettra d’augmenter nos marges de manœuvre, d’assurer des compétences plus importantes et d’avoir le levier d’investissement cohérent de nos projets.
Nous travaillons déjà de concert sur le devenir du site de l’ESCAT, nous vous proposons à ce titre de valider un plan global de redynamisation où nous avons réussi à mobiliser les moyens suffisants, au delà de la moyenne des PLR Aquitains, pour offrir à notre territoire la plus belle zone économique de Dordogne à l’horizon 2015.
Nous préparons d’ores et déjà avec la Région un véritable contrat d’agglomération sur nos projets structurants.
Il y en a un qui me tient particulièrement à cœur et qui doit tous nous rassembler, c’est la desserte ferroviaire de demain.
L’idée avance bien, la Région et son Président sont convaincus. RFF et son Directeur sont convaincus. La SNCF et son Directeur Régional que j’ai rencontré vendredi dernier sont convaincus. L’État à ma demande va tous nous réunir et ensemble nous lancerons les premières études de ce grand projet.
De quoi s’agit -il ?
Il s’agit de profiter pour notre population de l’arrivée de la LGV en 2017 et de pouvoir s’y connecter soit par Bordeaux soit par Libourne.
En terme d’aménagement j’ai une préférence pour l’option Bordelaise car accrocher notre agglomération à moins d’une heure de la Métropole Régionale et à trois heures de la Capitale Nationale change tout pour notre développement.
Des Bordelais commencent à s’installer ici ou là grâce au barreau autoroutier.
Demain, grâce à cette desserte, c’est dans le Bergeracois qu’ils viendront chercher notre qualité de vie.
Ce sont nos zones d’activités qui seront recherchées et grâce à l’inter-modalité, l’aéroport de Bergerac aura une autre résonance.
Voilà l’enjeu de notre investissement collectif, mes chers collègues, de grands rendez-vous nous attendent, je vous propose ensemble de les honorer et de les réussir.
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